Dimanche, Juillet 17, 2005

Bouge ton steak !

Les expressions québécoises "Bouge ton steak" et "Bouge-toi le beigne" sont des variantes des expressions françaises "Bouge tes fesses" et "Bouge-toi le cul".

Posted by kastor at 15:44:29 | Permanent Link | Comments (5) |

Les sacres et leurs dérivatifs : les grands principes

 

On ne peut comprendre une conversation courante québécoise sans connaître un minimum de "sacres", fréquemment utilisés pour ponctuer les phrases et ajouter de l'emphase.

Les sacres sont l'équivalent des "gros mots" français, des jurons. Quand, en France, on dira "putain" ou "merde", au Québec, on utilise des mots issus du catholicisme et ses objets rituels.

Donc, voici une liste non-exhaustive (ce serait impossible!) de "sacres" québécois :

  • christ (prononcé "chriss")
  • calice (prononcé "câlisse")
  • tabernacle (prononcé "tabarnak")
  • calvaire
  • ciboire
  • ostie (souvent contracté en "stie")

et même :

  • sacrement (prononcé "sacrament")
  • saint-crême
  • baptême
  • vierge (prononcé "viarge")
  • torieu (qui voudrait dire à l'origine "tord à dieu")

(ahhh, ça défoule...)

Ceci dit, on utilise aussi beaucoup de dérivatifs de ces mots. Un peu comme en France, certains disent "mince" au lieu de "merde", au Québec, on dit:

  • christie ou crime pour chriss
  • câlique ou câlinne pour câlisse
  • tabarnouche, tabarouette ou tabaslak pour tabarnak
  • calvince ou caltor pour calvaire
  • cibolak pour ciboire
  • ostine pour ostie
  • batince ou bateau pour baptême
  • torpinouche à la place de torieu
  • ...

Et même parfois, des contractions de 2 sacres:

  • caliboire en contraction de calisse et ciboire
  • taboire en contraction de tabarnak et ciboire

Ensuite, pour ajouter de l'emphase, on peut faire des combinaisons :

  • ostie de câlisse
  • ostie de câlisse de tabarnak
  • calisse de criss
  • criss de tabarnak
  • ...

...vous avez compris le principe : il n'y en a pas! Et c'est toute la beauté de la chose. L'utilisation des "sacres" au Québéc est presque passé à l'art d'un sport. Son inventivité se compare à celle du "verlant" français, quoique ce dernier soit beaucoup plus récent.

Posted by kastor at 09:30:20 | Permanent Link | Comments (8) |

Dimanche, Juillet 10, 2005

Attache ta tuque !

Voici encore une expression québécoise basique :

"Attache ta tuque !"

Certaines expressions ne se démodent jamais, c'est le cas de cette expression, je crois.

Pour la comprendre, il faut que les Français sachent que le mot "tuque" signifie un "bonnet", mais d'hiver.

Cela a son importance car, à l'origine, cette expression provient certainement des tempêtes d'hiver québécoises. "Attache ta tuque" peut se traduire pour la France par "ça décoiffe" ou "ca va décoiffer". C'est utilisé dans un sens positif plutôt que péjoratif.

Elle a bien sûr ses variantes, qui servent à rajouter de l'emphase :

"Attache ta tuque avec de la broche !"

De la "broche", c'est du fil de fer. Il y a aussi :

"Attache ta tuque avec de la broche et pis fait deux tours !"

Etc., etc.

J'adore cette expression. C'est probablement parce qu'elle révèle pour moi tout le caractère nordique des québécois, du fait que l'on utilise une image de notre climat (certes rigoureux) pour qualifier et mettre l'emphase positivement sur quelque chose.

Posted by kastor at 16:43:59 | Permanent Link | Comments (6) |

Vendredi, Juillet 08, 2005

Tchèque-moé la pitoune!

Quand je suis tombée sur cette définition de l'excellent site "Petit lexique des mots et expressions du Québec", je n'ai pu résister de vous la relater ici. Pour les Québécois, ce sera instructif je crois; lequel d'entre nous se doutait que "pitoune" venant de "happy town"!!! Etonnant comme origine!

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pitoune (n. f.)

déformation de l'anglais « happy town », ville d'arrivée des draveurs qui menaient le bois que l'on faisait flotter sur les rivières à partir des chantiers

C'est aujourd'hui :

  1. par extension, le bois qu'on fait flotter ;
  2. par extension encore, une fille ou une femme bien roulée : " as-tu vu la pitoune ?! " ;
  3. parfois péjoratif pour désigner une fille ou une femme peu naturelle, très maquillée, qui porte des vêtements trop moulants et sans goût ;
  4. un jeton de bingo ou autre.

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Posted by kastor at 22:00:54 | Permanent Link | Comments (2) |

Les Français et la bouffe!

A chaque fois qu'un Français s'intéresse au Québec, sa première question est "quel est votre spécialité culinaire?". Je me méfie toujours de cette question car, la nourriture étant une religion en France (non, non, le mot n'est pas trop fort), je crains beaucoup leur réaction devant la poutine ou autres, quand on voit ce qui se fait de mieux en France!

Mais ceci n'est pas le sujet. Je voulais parler d'une expression française que je viens de découvrir et que je trouve bien représentative de cette "obsession" française qu'est la bouffe. La voici:

"J'aime tellement ça que j'en mangerais sur la tête d'un pouilleux"

Faut avoir faim quand même...

 

Posted by kastor at 21:45:56 | Permanent Link | Comments (2) |

Mercredi, Juillet 06, 2005

A patte!

  • A pattes
  • A pinces

Ces expressions françaises qui veulent dire la même chose qu'"à pied", mais en plus imagé! Parce qu'il n'y a pas que les humains qui marchent! (euh...?!?)

Ca donne par exemple: "on est allé à pattes" ou encore "on peut s'y rendre à pinces". Mignon, non?

Posted by kastor at 19:44:58 | Permanent Link | Comments (0) |

Dimanche, Juillet 03, 2005

Ca me botte...

J'ai tout de suite remarqué cette expression française, car le verbe figuré "botter" n'a pas du tout le même sens au Québec...

Déjà, "botter" a plusieurs sens figuré, je crois aussi bien en France qu'au Québec. Botter quelqu'un, plus précisément lui botter le cul ou les fesses, veut dire hâter quelqu'un à faire quelque chose. 

Mais je veux parler ici d'autre chose...

Un autre sens de "botter" au Québec est très différent et d'autant plus vulgaire. Dans le cas de cette expression, on ne peut pas se botter de quelque chose comme on dit "ca me botte" en France (quoi que, faut voir... vous comprendrez plus bas). On dit plutôt "botter quelqu'un"... C'est d'ailleurs l'homme qui a la "chance" d'utiliser cette élégante expression pour parler des rapports sexuels:

"J'ai botté Ginette"

 On pourra même dire un bonne "botte". Cela s'entend au Québec comme une expression très peu respecteuse pour la femme. L'équivalent français est "tringler" (celle-ci me fait presque penser à un avortement sauvage), "limer" (en effet, ça a l'air très agréable pour une femme...), "piner" (ça a l'air délicat). Et il y en a sûrement d'autres...

Donc, voilà ce que j'avais en tête quand j'entendais en France:

"Ca me botte vachement"

???!?? 

Je trouvais ça super drôle d'entendre quelqu'un s'auto-attribuer une botte pour ainsi dire... Explication pour les québécois, je crois que cela se comprend facilement, ça veut dire que quelque chose nous plait. Il y a d'autres expressions françaises synonymes: "je kiffe" et "ça me branche".

Voilà, c'est fait pour la botte. Cet objet polyforme...

Posted by kastor at 10:04:41 | Permanent Link | Comments (9) |

Rate au court-bouillon

Une bonne amie m'a dit l'autre jour:

"c'est pas la peine de se mettre la rate au court-bouillon."

Bien que les Français, il est vrai, mangent d'étonnantes entrailles (tripe, etc.), cette expression ne vient pas d'une recette de leur cru !

Cette expression s'explique comme suit: la cuisson au court-bouillon est une cuisson très lente. Donc, se cuire la rate au court-bouillon reviendrait à s'imposer une auto-torture particulièrement longue...

Autre expression française du même sens mais plus connue: "faut pas se biler".

Posted by kastor at 09:39:48 | Permanent Link | Comments (0) |

Samedi, Juillet 02, 2005

Agace...

Une super expression québécoise que m'a rappelé une collègue française est

"agace-pissette" (et sa contraction : "agace") 

Cela requiert une petite explication pour les Français: "pissette" est un autre mot (d'enfant) pour "zizi" au Québec. Adjoint à "agace", cela désigne une fille qui aguiche les garçons sans donner de suite...

L'équivalent français serait "aguicheuse". Moins rigolo, non?

Personnellement, j'y vois une différence de perception de cette désignation par les Québécois et les Français. Agace-pissette me semble plus péjoratif qu'aguicheuse. Les Québécois apprécieraient peut-être moins cette attitude que les Français...

Posted by kastor at 14:01:10 | Permanent Link | Comments (5) |

La base

Pour commencer, la première expression que l'on apprend étant jeune au Québec:

"Grosse corvette, petite quéquette"

Cela ne demande pas d'explication, je pense...

Posted by kastor at 13:37:50 | Permanent Link | Comments (0) |
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