Sunday, November 16, 2008

Les dents du fond qui baignent…

Voici une expression française savoureuse, bien qu’à la fois drôle et dégoûtante:

Avoir les dents du fond qui baignent

Cela veut dire que l’on a tellement mangé, qu’on est tellement rempli, plein, gavé, qu’on ne peut en avaler plus car on a “les dents du fond qui baignent”…

Cette image est digne du film “La Grande bouffe” (à voir!  film de Marco Ferreri, 1973),  et surtout digne de l’appétit français!

Il faut dire, et ça n’étonnera personne, que la nourriture tient vraiment une place particulière dans la culture française. En tant qu’étranger en France, c’est souvent la première question qu’on vous posera : “Quel est le plat national de votre pays?” C’est à ma connaissance la seule nationalité qui demande ça avant toute chose… C’est mignon, mais aussi bien intimidant quand on connait la renommée de la gastronomie française!

Ce qui est étrange, c’est que bien que la gastronomie en France soit élévée au rang de véritable culture, il y ait en même temps des expressions des plus dégoutantes comme celle-ci. Voir  aussi l’expression “avoir le cul bordé de nouilles” dont je vous ai parlé précédemment…

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Sunday, August 24, 2008

t’as raison… tu m’étonnes !

En France comme au Québec, on utilise beaucoup d’anti-phrases* pour s’exprimer. L’ironie et l’absurde font partie du sens de l’humour de ces 2 pays.

Cependant, pour un québécois qui arrive en France, il y a quelques expressions qui peuvent être très déroutantes pour réussir à avoir une conversation avec des Français. C’est le cas des expressions :

“t’as raison !”
“tu m’étonnes !”

“T’as raison” est le plus souvent utilisé en France pour dire que l’on est pas d’accord avec ce qui vient d’être énoncé… “Tu m’étonnes” veut au contraire dire que l’on est d’accord avec ce qui vient d’être dit et que cela nous semble évident…

Comme ces anti-phrases sont très courantes dans le langage parlé, elles passent pour évidentes par les Français et leur côté ironique est ainsi parfois assez difficile à déceler… je vous laisse imaginer les déroutes que cela peut entrainer dans une conversation!

Quand on connait l’art du débat en France, on sait qu’il est très important de savoir qui est ou n’est pas d’accord avec ce que l’on est en train de dire… alors qu’au Québec, l’art de la conversation serait plutôt un art de la convergence des opinions, vous imaginez l’embarras ! Mais cela devra faire l’objet d’un autre article…

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Monday, July 28, 2008

Des fruits et légumes…

Certains fruits et les légumes ne portent pas les mêmes noms en France et au Québec. D’autres sont un peu différents d’un pays à l’autre, ou n’existent carrément pas dans l’un ou l’autre des pays. En voici quelques uns..

Des fruits

Commençons tout d’abord avec la “cerise de terre“, ce petit fruit savoureux qui se trouve enfermé dans une espèce de petite lanterne en papier. En France, il est appelé “amour en cage” (joli nom!), ou plus prosaïquement par son nom latin, “physalis”. Il s’y fait beaucoup plus rare qu’au Québec. On le voit parfois en décoration sur certaines pâtisseries et encore, elles y sont vraiment décoratives car rarement mûres. Au Québec, on les appelle aussi “cerises en chemise”.

Ensuite, il y a les “bleuets“, fruit cher aux Québécois et très courant là-bas, appelés “myrtilles” en France.

Il y a aussi les “gadelles” du Québec, appelées “groseilles” en France. Ce fruit est plus courant en France qu’au Québec.

Les “catherinettes” n’existent pas en France. Ce fruit québécois ressemblent fortement à la framboise. Elles sont d’une famille proche, la “rubus pubescens”.


Le fruit nommé “lime” au Québec est nommé “citron vert” en France. Il est plus couramment trouvé et utilisé au Québec qu’en France.


Des légumes

Les échalottes sont différentes en France et au Québec. Les “échalotes” du Québec sont appelés “oignons verts” en France, à cause de leurs longues tiges vertes succulentes.

Ce qui est appelé “échalote” en France est un peu comme des échalotes québécoises qui auraient continuer à pousser et dont le bulbe blanc aurait grossis, pour donner de petits oignons blancs… On ne peut manger ses tiges vertes, qui sont trop coriaces.

Cependant, son bulbe peut se conserver et être mangé sec, comme pour les oignons.

Les “piments” sont au Québec une grande famille qui inclut les piments doux, appelé “poivrons” en France, et les piments forts. En France, seuls les piments forts se nomment “piments”.


Beaucoup d’autres fruits et légumes diffèrent entre la France et le Québec…

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Sunday, February 24, 2008

“Class”, “glamour” !

Voici deux mots anglais très couramment utilisés un peu “à toutes les sauces” en France.

“Wow, c’est class !”

“Class” peut être utilisé pour signifier : beau, bien, voire digne.

Ce mot peut aussi être utilisé dans le même sens pour parler de quelqu’un:

“Il est class.”

“Glamour” est encore un cran au-dessus de “class”.

“Oh la la, c’est très glamour !”
“Il est très glamour.”

“Glamour” est utilisé pour désigner : prestigieux, “grand”, voire sexy.
Ces deux expressions anglaises sont tellement utilisées en France que l’on est en droit de se demander si ces conceptions anglo-saxonnes sont en passe de remplacer l’idéal mythique français de l’élégance…

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Saturday, December 29, 2007

Les monsieurs-madames…

Joignons l’utile à l’agréable…

Pendant les fêtes, il nous est tous déjà arrivé de s’emmerder au point qu’on rêve d’avoir une blague (même pourrie) sous la main pour améliorer une ambiance vaseuse. Un bon stock de Monsieur-Madame est toujours bon à avoir dans ces cas-là.

Ces blagues françaises sont basées sur la phonétique (trop simple, fallait y penser…). Le principe est le suivant : on demande le prénom du ou des enfants qui pourrait aller avec un nom de famille donné…

Pour l’occasion, j’ai sélectionné pour vous les Monsieur-Madame qui marchent ! (Parce qu’il y en a plein qui sont foireux, mais on dirait que ça les fait encore plus marrer…ahahahah, bref!)

Bidonnez-vous bien…

  • Monsieur et Madame Auvert-Cépasbon ont une fille. Comment s’appelle-elle ? Elvire…
  • Monsieur et Madame Bistreau ont un fils? Alonso…
  • Monsieur et Madame Bijoba ont un garçon? Joe…
  • Monsieur et Madame Schdanslejardin ont une fille? Mélanie…
  • Monsieur et Madame Daifritdégueulassedevanlecampmilitair ont un garçon, comment s’appelle-t-il? Yvan…
  • Monsieur et Madame Duciel ont cinq enfants : Betty, Baba, Noël, Quentin et Sandra Duciel.
  • Monsieur et Madame Dalore ont un fils? Omer…
  • Monsieur et Madame Egée ont faillit avoir un enfant Yves (I.V.G. étant le terme le plus utilisé en France pour désigner l’avortement : interruption volontaire de grossesse)
  • Monsieur et Madame Hervitmonslipe ont un fils ? Jean-Phillipe…
  • Monsieur et Madame Enfaillite ont une fille ? Mélusine…
  • Monsieur et Madame Frigausquettapri ont un fils : Roméo…
  • Monsieur et Madame Froy ont sept enfants. Sylvie, Aude, Anne, Marc, Sanson, Giles et Laura. (“S’il vit au Danemark sans son gilet, l’aura froid.”)
  • Monsieur et Madame Forbe ont trois fils ? Jésus, Hans, Hubert… (“Je suis en super forme” avec le nez bouché…)
  • Monsieur et Madame Groidansmabainoiraichaipaquoihenfair ont un fils? Comment s’appelle-t-il ? Gédéon…
  • Monsieur et Madame Grapoursuissoneffet-jelasotetoutelanui ont une fille? Sylvia…
  • Monsieur et Madame Lairbon ont un fils. Comment s’appelle-t-il ? Oussama…
  • Monsieur et Madame Menvussa ont un fils? Gérard…
  • Monsieur et Madame Nouissement ont une fille? Eva…
  • Monsieur et Madame Némard ont un fils, comment s’appelle-t-il ? Jean
  • Monsieur et Madame Otéalamain ont un fils ? Cédric (accent allemand…)
  • Monsieur et Madame Ocardetour ont un fils ? Adémard…
  • Monsieur et Madame Ouquoi ont deux fils ? Ted et Bill…
  • Monsieur et Madame Zobassortir ont un fils ? Edmond…
  • Monsieur et Madame Zetteofrai-Onnarivepourlappéro ont une fille ? Mélanie (“Mets l’anisette au frais, on arrive pour l’apéro”)

Bonnes fêtes, donc!

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Wednesday, December 5, 2007

Guidoune, pitoune, poupoune, nounoune, coucoune, toutoune, doudoune, chouchoune, minoune, moumoune,…!!!

J’ai trouvé sur le forum de AuFeminin.com un petit texte très rigolo sous forme de conversation, pour décrire ces différents mots québécois…

- “Qu’est-ce que ça veut dire guidoune ?
- Euf… c’est genre une fille mal vue, facile…
- Ben, c’est quoi la différence avec pitoune ?
- Euf… pitoune c’est plus comme une belle fille qui s’habille trop sexy…
- C’est pas une poupoune ca?
- Ouin… une poupoune, c’est moins méchant que pitoune… quoique ça dépend…
- Alors je peux dire “poupoune” à ma blonde ?
- Si cela constitue une taquinerie ou une farce… oui.
- Ah… Nounoune, c’est quoi ?
- Une niaiseuse, pas vite vite… une coucoune quoi!
- Une coucoune ?
- Ben oui, c’est la même chose.
- Une guidoune est-elle automatiquement nounoune?
- Non.
- Et pour toutoune ?
- Ca, c’est une fille plutôt dodue… comme dans “grosse toutoune”.
- Y a des synonymes ?
- Oui, doudoune, mais c’est plus gentil dire ça que toutoune.
- Je peux dire doudoune à ma blonde ?
- Non, sauf si tu veux qu’elle te fasse la baboune… t’es mieux de lui dire chouchoune…
- Chouchoune ?
- Ma chouchoune d’amour.
- Ok. Est-ce qu’une guidoune peut être une poupoune en même temps?
- Non. Mais que tu sois une guidoune, une pitoune, une poupoune, une doudoune, une toutoune, une coucoune ou une nounoune: c’est jamais vraiment positif! À cela tu ajoutes aussi minoune et moumoune…
- Ca devient compliqué…
- Une minoune, c’est une guidoune au chômage, un vieux char ou un chat.
- Une moumoune, c’est quelqu’un de peureux ou un homme avec des manières efféminées.
- Donc, si je comprends bien, une guidoune, finalement, c’est une ancienne pitoune devenue toutoune qui fait la baboune parce qu’elle se trouve nounoune d’avoir été moumoune ?
- Vitement de même, on peut dire ça, oui
- Merci chouchoune…
- Ya pas de quoi mon ti-coune !
- Ti-coune ?????”

Ti-coune est quelqu’un de pas très futé ou d’un peu étrange… C’est un terme difficile à décrire!

(Pris sur le forum AuFeminin.com)

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Sunday, November 25, 2007

Hommage aux Têtes à claques

Il faut rendre à César ce qui est à César, les Têtes à Claques (ces humoristes québécois diffusés au Québec et en France) contribuent énormément à diffuser le sens de l’humour québécois et avec lui, une part de son langage populaire.

Comme chaque sketche est une mine d’or d’expressions, en voici ici une retranscription libre avec une petite “traduction” des expressions, des termes et des prononciations employés, qui peuvent rendre certains bouts cryptiques, voire incompréhensibles, pour les auditeurs français…

Pour ce faire, j’ai choisi le sketche “La Pénalité” (particulièrement fleuri, bien sûr, car c’est un hockeyeur qui parle…), que vous pourrez visionner par le lien ci-dessous :
http://www.tetesaclaques.tv/video.php?vid=41#


(Voix haut-parleur: “Pénalité de 2 min. au numéro 32 des Blaireaux de Ste-Thérèse pour rudesse)

Rudesse, rudesse,… j’l'ai juste plaqué, criss1.
On joue-tu au hockey, ou au badmindton icitte2 ?
Bah, j’ai p’t'être rentré d’aplomb dans la bande3 là,
mais, à quoi tu crois qu’y sert notre équipement ?
à nous protéger contre la grippe ?
Ben woyons don’4 ! on est tout “paddés”5 pour ça !

Enwoye6 Bilodeau*, “kill” !!!

Hein, ça a pu de bon sang, ’stie7,
avec le nouveau règlement,
y a pus moyen8 de se taper s’a yeule9 tranquille, là.
Pénalité, expédition,…
Heille, j’ai-tu d’l'air d’une ringuette10, moi ?
Non, bon ben laisse-moi varger11 dessus criss, ça me détend !
C’est pour ça qu’on fait du sport, pour se détendre…

Envoye Caron*, arrache-y la face !!!

Parce que moi, c’est mes frères qui m’ont appris à jouer.
Ok, la plupart sont en-dedans12 aujourd’hui là,
mais j’ai des maudits bons souvenirs !
On jouait sur la patinoire à côté de l’église,
pis on finissait toujours nos matchs à grands coups de poings s’a yeule, là.
Maudit13 que c’tait plaisant…
Même le curé s’en mêlait; y fessait14 fort le gros…
C’tait le bon vieux temps! Ouen…

Qu’essé tu15 fais, Réjean** ?
Rentre-z’y dedans, tabarnak16 !!!

Ah ’stie, aujourd’hui les “ref”17 sont tellement sévères, là,
qu’on est obligé de se battre dans les parkings entre les périodes, là.
C’est pas très chic là t’sais18, ça fait un peu ti-coune19...
Tu viens20 que t’as pu le goût…
Ouah, moi je commence à être tanné21 de jouer au hockey,
ouah, ben tanné…

Heille, “check up”22 :
ta blonde23, c’est une plotte24!!! Hin hin hin…

(…)

Mais à toutes les fois que j’veux lâcher, là,
y a toujours un bon chum25 qui trouve le tour de me motiver…

Attend que j’te pogne26 Paquette*,
m’a27 t’encastrer dans un panier, mon ostie !!!”


(alarme de fin de partie)



* Nom de famille
** Prénom
1. Blasphème religieux “christ” couramment utilisé au Québec, prononcé sans le “t” de fin (voir article).
2. “Ici” est souvent prononcé “icitte” au Québec.
3. La “bande” est appelée “balustrade” en France.
4. L’expression populaire “woyons don !’” veut tout simplement dire “voyons !”. Le “v” de “voyons” est souvent prononcés comme un “w” et le “c” final de “donc” n’est pas prononcé.
5. “Paddé” vient de l’anglais et désigne les équipements de protection contre les chocs, que portent les joueurs.
6. Comme pour “woyons”, “envoie” (“envoyer” à l’impératif de la 2e personne) est souvent prononcé “enwoye” au Québec. Ce mot est souvent utillisé pour dire à quelqu’un de se presser (voir article “Vite, vite“).
7. “Stie” est une contraction du blasphème religieux québécois “hostie” (voir article), très couramment utilisé.
8. Expression québécoise très courante voulant dire “c’est pu possible”.
9. Le mot “gueule” est parfois prononcé “yeule” au Québec.
10. Par contraction, on veut parler ici d’une personne qui joue à la ringuette. La ringuette est un sport d’hiver apparenté au hockey, pratiqué majoritairement par des femmes.
11. “Varger” signifie frapper, donner des coups.
12. Comme en France, être “en-dedans” veut dire être en prison.
13. “Maudit” est un des plus vieux blasphèmes québécois toujours en usage.
14. “Fesser” veut dire frapper fort (sans lien avec les fesses).
15. Contraction de “qu’est-ce que tu fais”
16. Blasphème québécois très emphatique (voir article).
17. Abréviation du mot anglais “referee”, signifiant “arbitre”.
18. “t’sais” est une contraction de l’expression très courante “t’sais’veut dire”, qui est elle-même une contraction de “tu sais ce que je veux dire”. En France, l’équivalent serait “tu sais”, “tu vois”, ou encore “tu vois ce que je veux dire”.
19. Un “ti-coune” est une personne pas futée du tout.
20. “Tu viens que t’as pus le goût” pourrait équivaloir à “Tu finis par pus avoir le goût” ou “Tu commence à pus avoir envie.”
21. “Etre tanné”, expression très québécoise qui signifie : en avoir marre.
22. Anglais littéral pour attirer l’attention, qui signifie “regarde ça”.
23. Une “blonde” signifie au Québec une conjointe ou une petite amie, qu’elle soit blonde ou pas!
24. Une “plotte” est un mot vulgaire pour désigner le sexe féminin et par extension une femme que l’on résume à son sexe. L’équivalent français se retrouverait plutôt pour les hommes : “ce mec, c’est une vrai bite…”.
25. Un “chum” vient de l’anglais et veut dire “ami”. Selon le contexte, cela peut aussi être utilisé pour signifier “petit ami”.
26. “Pogner” signifie prendre, attraper.
27. “M’a” est une contraction pour “Je vais”.

Posted by kastor at 13:00:49 | Permalink | Comments (3)

Sunday, October 28, 2007

Vite, vite !

Pour presser quelqu’un, au Québec on peut dire :

“Envoye, grouille !”

Le verbe impératif “envoie” est un peu déformé et prononcé “envoye” (en prononçant le “y” en “ill”), ou même “enwoye”. Cette manière familière de prononcer ce mot est assez ancienne. En témoigne même cette chanson faisant partie du folklore québécois (les fameuses “chansons à répondre”) :

“Envoye, envoye, la p’tite, p’tite, p’tite

Envoye, envoye la p’tite jument…”

(voir ici pour la suite de cette chanson)

De manière plus imagée, on pourra aussi utiliser l’expression : “Batince, accouche qu’on baptise !” Cette expression témoigne du passé très catholique du Québec mais est aussi très crue et témoigne plus d’exaspération…!


En France, pour presser quelqu’un on dira plutôt :

“Vas-y, magne-toi !”

Le verbe “se magner” peut aussi s’écrire, quoique plus rarement et d’un style plus recherché “se manier”. Il est l’équivalent du québécois “se grouiller”. “Vas-y” est une expression qui peut équivaloir au québécois “envoye”. Elle vient aussi des couches les plus populaires et est maintenant répandue en France dans le langage familier. Il est difficile de définir le sens de cette interjection. On peut même parfois entendre “Vas-y, attend !” qui semble très aberrant si pris au premier degré ! Cette interjection n’a pas d’autre sens que d’interpeller quelqu’un avec véhémence ou exaspération. Dans cette phrase, le sens qui prévaut est donc “attends”.

Posted by kastor at 19:42:05 | Permalink | Comments (8)

Sunday, October 14, 2007

Triple buse !

C’est une expression française dérivée de l’expression “Triple idiot”.

Triple buse !

…est une expression utilisée dans le cas d’une maladresse excessive, patente, exaspérante.

Le mot “buse” désigne littéralement une espèce d’oiseaux qui reste très statique. C’est en cela qu’elle peut représenter le fait d’être “abruti”, autre expression très courante et synonyme de l’expression “buse”.
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Wednesday, August 1, 2007

Linguistique québécoise pour les nuls

En parcourant le site du jeu-concours sur les expressions françaises “Par chez nous on dit…” organisé en mars 2007 par Radio-Canada, je suis tombée sur une analyse très intéressante du linguiste Guy Bertrand. Il résume les influences de la langue française au Canada assez simplement et de manière assez juste je trouve…

Selon lui, voici nos influences :

  1. le vieux français : eh oui! je sais que je vais faire plaisir aux Français en écrivant cela, car c’est souvent ce que l’on dit au Québécois en France… ça en devient même parfois énervant car on peut parfois y sentir un relent de paternalisme… mais bref, oui, il va sans dire, cela fait bien sûr partie de nos influences. Par exemple, il suffit de mentionner les mots “s’enfarger” ou “baraguiner” qui sont toujours en usage au Québec;
  2. la langage des cultivateurs : les cultivateurs québécois ont inventés et transmis plusieurs expressions savoureuses. Par exemple, on retrouve souvent des expressions impliquant des animaux. Celle transmise sur leur site est excellente, c’est “vends ta vache et arrive en ville” c’est une expression qui veut dire qu’une personne n’est pas assez moderne ou pas assez au courant;
  3. la langage des trapeurs et des bucherons : de même que les cultivateurs, ils nous ont transmis leurs expressions, avec par exemple “se tirer une buche” qui veut dire s’installer ou s’asseoir, ou encore l’expression “a’ full pine” qui veut dire très rapidement;
  4. la langage des marins : on dit toujours “embarquer” dans une voiture…
  5. la langage des rites catholiques : il y a plusieurs expressions et notamment les jurons empruntés à ce langage;
  6. la langue anglaise : et évidemment, comment oublier nos voisins (et concitoyens, pour combien de temps? ;-) qui nous ont aussi transmis plusieurs mots et expressions qui conviennent tellement bien à notre condition de nord-américain. Par exemple (parmi mille) : chus “top shape” qui veut dire être en pleine forme.

Donc voilà pour les influences et maintenant, bonne dégustation !!!

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